Progetys, depuis 11 ans à vos côtés

Progetys accompagne les créateurs, repreneurs et dirigeants d’entreprise, depuis 11 ans. L’occasion pour Charles-Eric Rossignol, qui a fondé Progetys en octobre 2009, de revenir sur cette décennie et de faire le point sur les projets à venir.

Comment se déroule l’accompagnement par Progetys ?

J’ai créé une entreprise, il y a plus de dix ans, qui aide les créateurs et repreneurs là où, sur le marché, tout est gratuit. J’ai différencié mon offre en effectuant un accompagnement de proximité et en me rendant sur le terrain en permanence. Aujourd’hui, tout le monde peut créer une boîte. Mais pour faire en sorte qu’elle devienne pérenne et fasse du chiffre d’affaires, c’est plus difficile. Pour ça, je regarde d’abord qui est la personne en face de moi. Je travaille beaucoup sur les aspects humains, personnels, avec les créateurs et repreneurs, avant même de travailler sur leur projet.

Pourquoi ?

Je sais quels efforts il faut consentir pour avoir une entreprise rentable. Je sais quel temps il faut y consacrer, je sais qu’un porteur de projet se retrouve souvent seul. Il a donc besoin d’être soutenu et entouré pour que ça fonctionne. Il faut aussi qu’il soit conscient que c’est différent du travail de salarié qu’il avait auparavant. La pression est différente. Cette phase pour rendre une entreprise rentable prend plus ou moins de temps, tout dépend des activités et des porteurs de projet. Pour certains, on le sent tout de suite. Pour d’autres, moins. Je fais beaucoup d’exercices avec les porteurs de projet pour les pousser dans leurs retranchements et voir s’ils sont vraiment faits pour ça.

Combien de temps faut-il pour accompagner un repreneur ou créateur ?

Là encore tout dépend de la personne et du projet. Une dizaine de jours, qui s’étalent sur trois à quatre mois peut suffire pour certains. Actuellement le contexte est particulier, mais d’ordinaire, si on met huit mois, deux ans à créer une boîte, c’est trop long. S’il n’y a pas de problème de fonds de commerce, de technologie ou de cadre à trouver, si le porteur de projet est disponible et n’est plus en poste, en trois ou quatre mois il faut que ce soit fait.

Quelles sont les autres étapes ?

La première chose c’est vraiment le projet personnel. Ensuite vient le projet d’entreprise. Une fois qu’on a trouvé son projet et son idée, il faut réaliser une étude de marché. Celle-ci n’est pas une étude sectorielle imbuvable de 50 ou 70 pages ; c’est un document qui permet de comprendre comment fonctionne le marché, comment il évolue, qui sont les concurrents et ce que veulent les clients. Elle permet de mettre en place une vraie stratégie, plus facilement, et d’être plus performant sur le marché.

Les statuts et les aspects financiers viennent à la fin. On ne va pas mettre une ligne de communication de 2000 € sur un compte de résultat si on n’a pas travaillé sur la stratégie. Ça ne sert à rien de mettre de faux chiffres dans une case.

La période actuelle peut-elle être vue comme une opportunité pour se lancer ?

Je ne sais pas, je n’ai jamais eu peur de me lancer. Je pense que c’est avant tout une question de personnalité. Pour moi, si vous voulez créer une entreprise il faut y aller. Il y a toujours aujourd’hui des marchés qui existent et des choses à faire. Les besoins sont toujours là. Si le marché semble présent, je me pose plutôt la question de savoir comment faire pour que ça fonctionne, plutôt que : est-ce qu’on y va ?

Combien de porteurs de projets avez-vous accompagné en dix ans ?

150 environ, sans compter tous les étudiants entrepreneurs que j’ai formés en écoles. Je suis une quinzaine de projets par an, au maximum. Je suis plus de dirigeants qui ont besoin d’aide dans la mise en place de leur stratégie ou dans la gestion de leur entreprise.

Pourquoi font-ils appel à vous ?

La majorité des dirigeants avec lesquels je travaille sont très forts dans leur métier, mais rencontrent des difficultés dans le développement commercial ou la gestion de leur entreprise. Soit je travaille avec eux au développement de nouveaux produits ou services, soit à trouver d’autres pistes pour faire du chiffre d’affaires. Je suis aussi des chefs d’entreprise qui ont une croissance importante et qui ont du mal à la gérer. Ils ont besoin d’un soutien dans la gestion, l’organisation et la mise en place d’outils.

C’est donc un accompagnement sur le long terme ?

Il y a des chefs d’entreprise avec qui je travaille depuis que je suis installé.

Quel bilan tirez-vous de cette première décennie d’existence ?

Je me souviens qu’il existait un dispositif d’aide aux créateurs d’entreprise, il y a dix ans, appelé le prêt d’honneur ou prêt à 0 %. Quand j’ai présenté mon projet pour l’obtenir, j’ai été refusé. On m’a dit que mon projet n’existerait plus dans deux ans car je créais dans un secteur d’activité où tout était gratuit, donc ça n’allait pas marcher… Au final, réussir dans une création d’entreprise c’est avant tout une question de stratégie et de répétition d’efforts.

J’ai eu des hauts et des bas, j’ai essuyé des échecs. Derrière, une rencontre m’a permis de grandir encore, rencontre avec le cabinet d’experts-comptables ComptaCom, avec qui je travaille aujourd’hui en étroite collaboration. La réussite dans une création d’entreprise c’est de ne jamais se décourager et de comprendre que la courbe ne va pas croître de manière exponentielle du jour au lendemain. Il faut du temps et de la persévérance, avoir une offre attendue et surtout être bon dans son métier.

Et la stratégie, toujours…

Oui, bien sûr. Je déjeune régulièrement avec des gens que je considère comme plus forts en stratégie que moi, il y en a plein. J’ai toujours fait ça, depuis plus de dix ans. J’ai toujours fait un pas en arrière pour comprendre comment faire pour être meilleur. Si on ne le fait pas, on peut évoluer moins vite et moins bien.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs entrepreneurs ?

D’avoir vraiment envie de le faire. D’être persuadé de pouvoir y arriver, de ne pas avoir peur. Être indépendant est la meilleure chose qui me soit arrivée, professionnellement. Une fois le cap des premières années passé en tant qu’indépendant, certes c’est difficile mais qu’est-ce que c’est bien aussi ! Il faut être sûr de ce qu’on a envie de faire.

L’important est de comprendre ce que pense votre client. Après, il faut avoir une grande ouverture d’esprit, écouter, prendre un maximum d’informations et ne retenir que ce qui peut nous intéresser. C’est également nécessaire d’être capable de se remettre en question. Il faut comprendre pourquoi ça ne marche pas, bien sûr, mais aussi pourquoi ça marche, pour pouvoir recommencer.

Sur quels projets travaillez-vous ?

De nouvelles méthodes de travail ont émergé avec le confinement, le travail à distance. Elles vont, à mon avis, perdurer. J’ai donc mis en ligne, sur ce site, plusieurs choses : un business plan stratégique que chacun peut remplir et mettre en place, seul, ainsi qu’un prévisionnel que j’ai vulgarisé pour que tout un chacun puisse le remplir.

Je suis aussi actuellement en train de finaliser un ensemble de formations, liées à la création, à la reprise et au suivi des dirigeants, qui seront disponibles en ligne. Elles permettront aux créateurs et repreneurs d’entreprise de se former à distance tout en bénéficiant d’aides, car Progetys est un organisme de formation datadocké. En parallèle, je continue le travail sur le terrain et compte accentuer la communication sur le web.

Une question ? Nous sommes disponibles pour vous répondre !

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